LE LOGIS DE RUFFIGNY

Parfaitement situé pour surveiller tant la vallée de la Sèvre que la plaine de Niort, le logis de Ruffigny, maison forte du 14ème siècle, était, à l’origine, entouré de profondes douves sèches et pourvus des habituels moyens de défense.

C’est vers 1550 qu’eurent lieu de grands travaux dont la construction de la tour polygonale, toujours visible.
Puis au 17ème siècle, de nouvelles modifications estompèrent le caractère défensif et firent du logis une élégante résidence de plaisance. Il nous reste de cette époque deux médaillons sculptés représentant les armoiries des familles de Béchillon et Hillairet.

Le cadastre de 1831 donne encore la disposition des bâtiments du 17ème siècle et de quelques constructions postérieures. L’ensemble était entouré d’un vaste parc délimité par des chemins toujours existants. On y accédait par un grand porche. L’allée conduisant aux bâtiments est devenue une portion de la route joignant La Crèche à Ruffigny. Le premier seigneur connu, sans doute le bâtisseur, Antoine Maintrolle, écuyer, vivait au 14ème siècle.. Vers 1400, Huguette et son frère Louis Maintrolle, seigneur de Ruffigny, épousèrent Mathurin et Jeanne de Béchillon, également frère et sœur.

En 1501, Pierre de Béchillon était seigneur de Ruffigny. Ses petites –filles Marie et Louise épousèrent, l’une Bertrand de Vivonne, seigneur de Bougouin, et l’autre, Guillaume de Logan.

Vers 1615, Ruffigny revint à Marc Hillairet qui épousa sa cousine Marie de Béchillon. Leurs descendants furent maintenus nobles en 1667. Pars son second mariage avec Philippe du Fay, Françoise Hillairet lui apporta la seigneurie de Ruffigny. En 1692, elle devint la propriété de Jules Charles Armand de la Fitte, seigneur du Courteil, par son mariage avec Marie Angélique, issue d’une première union de Françoise Hillairet avec Henri du Vergier, seigneur de Besse.

Les héritiers vendirent, vers 1750, aux Savignac, vieille famille niortaise. L’un d’eux, Savignac des Roches, émigra en 1792, et ses biens, dont Ruffigny, furent vendus comme biens nationaux. Gaspard de Bardonnet s’en porta acquéreur.
C’est son arrière petite-fille, Radegonde Marie Hélène Gaignard, épouse de Ludovic Delouche-Desvallèes, qui le céda en 1897 à Charles Mousset, aïeul des actuels propriétaires (1998).

Texte de Raoul MUSU

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