La richesse des coiffes
atteignit son apogée vers 1880-1890.
Après 1900, les jeunes filles ont commencé à sortir "en
cheveux", sans leur coiffe, et à porter le chapeau comme celles de la ville.

- Eh bien, par exemple, vous en avez un
toupet !!!... pendant que je vous cherche à la cuisine, vous ...
- C'est madame que ... je voudrais changer ma coiffe pour porter le chapeau
... mais j'y renonce ... il me va encore cent fois plus mal qu'à vous ...
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Pour essayer de sauver le patrimoine que constituaient les superbes coiffes brodées à la
main et dont les motifs étaient souvent des bleuets ou des marguerites, ou des
feuillages, et d'autres fleurs stylisées, des concours de coiffes furent organisés, en
particulier à La Crèche, aux environs de 1910. L'un de ces concours fut gagné par une
femme de Tressauve.
Mais tous ces efforts furent vains, et les filles des villages proches de Niort ont très
vite adopté le chapeau, bien plus vite que celles habitant des hameaux plus éloignés,
ce qui est très facile à voir sur les photos de mariage de l'époque.
Jusqu'à la dernière guerre, au marché de La Crèche, les vieilles femmes étaient
encore nombreuses à porter la coiffe qu'elles n'ont jamais voulu quitter - en particulier
la mère Bobèche de Ruffigny .
C'étaient souvent des coiffes de deuil, sans aucune broderie, et garnies d'un petit galon
noir.
Mais, peu à peu, à la mort de ces femmes, inexorablement, les coiffes disparurent.
Texte Mme H. Nicolas (02/2001)
Mais des passionnées telles Mme Lemaistre
sauvegardent ou reconstituent ce patrimoine ...
YM - 10//2002
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