Cette très jeune fille sérieuse et un peu pensive, le regard perdu dans le lointain, rêve-t-elle à un amoureux qu'elle va rencontrer dimanche, à la ballade du village, peut-être son premier bal ?
Elle porte la coiffe brodée de La Crèche, la "piote", mais sans le "plumet" qui surmontait cette coiffe, et qui était réservé aux grandes cérémonies.
Les épaules sont recouvertes d'un châle de soie bordé de franges et dont les trois plis sur chaque épaule sont maintenus intérieurement sur le cou par une petite lamelle de carton ou de bois. Son corsage est garni d'un ruché de dentelle blanche. Elle a aussi des bijoux : boucles d'oreilles, broche qui attache le haut du corsage, et la poitrine est garnie du sautoir auquel est suspendue la montre.

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  Cet amoureux, auquel elle pense peut-être, sera-t-il son futur mari, à une époque où la femme n'avait pas de travail lucratif et où le mariage, "pour le meilleur et pour le pire", constituait son seul avenir ?

Et cet avenir, qu'elle sait être celui d'une femme à la campagne à la vie simple et ô combien laborieuse, le craint-elle un peu ?

05/2001  - Texte de H. Nicolas

Et vous, avez-vous envie de traduire les pensées de la jeune fille ?
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