EDUCATION

Extraits de "Echo Paroissial de La Crèche, Breloux et Chavagné" - années 1909 à 1912


esprit de sacrifice - sens de la dignité - la correction - Parents ! - on demande

 

Comment habituer l'enfant à l'esprit de sacrifice ? - novembre 1911 - non signé

La méthode est des plus simples. Il faut commencer par instruire l'enfant, et lui faire comprendre ce que c'est qu'un sacrifice.
Si la mère est vraiment chrétienne, il y aura déjà longtemps qu'elle aura parlé à son enfant de Notre-Seigneur Jésus-Christ s'immolant pour le salut du monde.
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Voici, à titre d'exemples, quelques mortifications que l'on pourra signaler à l'enfant au fur et à mesure que l'occasion s'en présentera :    
  Obéir promptement et sans la moindre humeur, se priver de quelque chose à table, garder quelques bonbons pour les donner à un enfant pauvre, ne pas dépenser quelques sous destinés à des friandises pour faire l'aumône à un mendiant, accepter une remontrance sans rien dire, se priver d'un amusement, d'une promenade, etc.
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Ah! si les mères savaient faire, le temps serait bientôt fini de ces hommes mous, sans vigueur, sans caractère, qui perdent notre société contemporaine !

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Pour développer le sentiment de la dignité - janvier 1912 - non signé

Il est souverainement important de développer  chez l'enfant le sentiment de la dignité.
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Parents, commandez peu, et ne demandez jamais que des choses raisonnables; et si vos enfants sont vraiment intelligents, motivez vos ordres par un mot d'explication et formulez-les en termes convenables.Voici le second secret pour sauvegarder la dignité dans l'obéissance.

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Ajoutons que plus le motif de l'obéissance sera élevé, plus la soumission sera digne et facile. Obéir pour une récompense, c'est là un motif trop terre-à-terre; obéir pour faire plaisir à ses parents où à ses maîtres, c'est mieux; obéir pour plaire à Dieu, c'est plus noble et plus parfait. Visons jusque là.

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 La Correction - janvier, mars 1910 - non signé

Un moyen d'éducation très mal compris généralement, très mal appliqué partout, c'est la correction. Prise dans son sens large, elle comprend trois degrès : l'exhortation, la réprimande et la punition.

L'exhortation est un moyen préventif et qui peut-être très utile avec des enfants qui sont à même de la comprendre. Pour porter ses fruits, elle doit s'adresser au coeur et s'appuyer sur la religion : ce sont là deux conditions du succès.( )
Mais, - il faut bien retenir ceci - il ne faut permettre en aucun cas à l'enfant de discuter les raisons de son obéissance. ce serait se prêter à une lutte inconvenante et ridicule, et s'exposer à un échec.

Comment faut-il corriger ces défauts chez un enfant tout jeune ?
Pendant les premiers mois, lorsque la vie est tout animale encore, la correction est des plus simples. Elle consiste à ne pas satisfaire tous les caprices de l'enfant.Si l'enfant pleure et que rien ne justifie ces pleurs, on ne doit pas céder. Dans ces larmes et ces cris, une mère doit soupçonner de l'égoïsme, de l'exigence, un défaut quelconque qu'il importe de réprimer.

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PARENTS !  (janvier 1910)

Votre enfant n'appartient pas à l'Etat

Il est à Dieu d'abord

Et après Dieu qui vous l'a confié,
IL EST A VOUS

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ON DEMANDE - février 1912

Des jeunes filles lisant tous les mauvais romans, connaissant tous les bals, courant à toutes les fêtes, riant aux éclats dans toutes les rues ... et avec cela sérieuses et modestes.
Seraient placées dans une niche pour être proposés comme modèles au reste de la terre.

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