ACTUALITÉ  FRANÇAISE

Extraits de "Echo Paroissial de La Crèche, Breloux et Chavagné" - années 1909 à 1912

Rubrique " CHRONIQUE DES EVENEMENTS DU MOIS"
Le mois correspond au mois de parution


Décembre 1909 Une messe solennelle pour les défunts est célébrée dans les églises de France, afin de réparer l'odieuse injustice causée par la spoliation des fondations pieuses.

Au Sénat, on discute la loi sur les retraites ouvrières. Un sénateur radical prouve que le projet d'impôt sur le revenu voté par la Chambre entraînera dans le budget un déficit de 74 millions qu'il faudra combler par de nouveaux impôts.

Le Président du Conseil des ministres, M. Briand, prononce sur l'école laïque un discours qui soulève les protestations très légitimes des catholiques et qui démontre péremptoirement que les pères de famille ont le droit et le devoir de surveiller l'enseignement donné par les instituteurs et institutrices.

Dans le but d'effrayer les évêques, les Amicales d'instituteurs intentent un procès à quelques évêques au sujet de la Lettre pastorale sur l'école neutre. Ce procès qui ne repose sur aucune base juridique, n'empêchera pas les Chefs vénérés de nos diocèses, les prêtres et les pères de famille, d'accomplir leur devoir qui est de préserver l'âme des enfants de tout ce qui peut porter atteinte à leurs croyances religieuses.

La statistique du mouvement de la population en France pendant le premier semestre est désolante. Les décès dépassent les naissances de plus de 28000.

Janvier 1910 La lutte des pères de famille contre les manuels scolaires condamnés par les évêques se poursuit ardemment et s'étend peu à peu dans tous les diocèses.

Un paquebot français"La Seyne" coule dans l'Extrème-Orient. On compte une centaine de morts.

Le ministre de la Justice dépose une proposition de loi ayant pour but la répression des outrages commis envers le drapeau de la France. Autrefois, on n'avait pas besoin d'une loi pour assurer le respect envers l'emblème de la patrie.

A la Chambre des députés, la discussion du budget se poursuit lentement. Il en est de même au sénat pour la discussion des retraites ouvrières.

Mgr l'Archevêque de Paris écrit une remarquable lettre, demandant le repos hebdomadaire et l'abolition du travail de nuit pour les boulangers. Cette intervention est très favorablement commentée dans les milieux ouvriers.

De la discussion ouverte à la Chambre sur le rachat des chemins de fer de l'Ouest par l'Etat, il ressort que cette opération inutile coûtera aux contribuables 4 milliards 500 millions; d'où augmentation des impôts.

Février 1910 La lutte contre les mauvais manuels scolaires continue en donnant d'heureux résultats. Les associations de pères de famille, pour assurer le respect des croyances religieuses à l'école, se multiplient de plus en plus. On va distribuer une médaille d'honneur aux nombreux enfants exclus des écoles pour avoir refusé de se servir des livres condamnés.

Avant de partir en vacances, les députés et sénateurs ratifient la convention conclue entre l'Etat et la Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest, à la suite du rachat de ce réseau. Ce rachat coûtera quatre milliards et demi aux contribuables.

Au Sénat, se poursuit la discussion des retraites ouvrières. Les sénateurs ont rejeté un amendement favorisant les familles nombreuses et ont fixé le mode de perception des cotisations ouvrières.

De l'aveu du sénateur radical Regismanset, rapporteur de la Commission d'enquête sur les liquidations des biens des religieux, le fameux milliard des Congrégations n'a jamais existé et n'était qu'un attrape-nigauds pour tromper l'opinion publique.

Une recrudescence d'assassinats et de crimes soulève en France l'opinion publique. Ces crimes sont le triste fruit de l'amoindrissement de la moralité et des croyances religieuses.

Avril 1910 Le gouvernement a fait vendre les meubles de Mgr l'Evêque de Bayonne, condamné à une amende pour avoir rappelé que les biens de l'Eglise confisqués par l'Etat sont des biens volés.

Un vaisseau, le "Général-Chanzy" qui transportait des voyageurs entre Marseille et Alger, a fait naufrage sur les côtes de l'île Minorque (Espagne). Il y a eu 155 victimes. Un seul passager a échappé au naufrage.

La Chambre a terminé la discussion du budget pour 1910 (...) Aucun peuple ne paie autant d'impôts que les Français.

Le Sénat a rejeté les principaux articles du projet de loi destiné à assurer la sincérité des votes dans les élections.

Mgr Grellier, évêque de Laval, a aussi été cité devant les tribunaux par les instituteurs de la Mayenne.

Mgr Turinaz, évêque de Nancy, poursuivi par les instituteurs de Meurthe-et-Moselle, a prononcé devant le tribunal, une superbe déclaration où il revendique pour les évêques le droit de défendre l'âme chrétienne des enfants.

Argent mal acquis ne profite pas. Un liquidateur des biens religieux, M. Duez, a été arrêté pour avoir détourné plusieurs millions provenant des biens des religieux.

Mai 1910 La Chambre des Députés avaient commencé la discussion des projets de loi qui enlèvent aux parents le droit de surveiller dans les écoles l'enseignement donné à leurs enfants. mais devant la vigoureuse opposition des députés catholiques, cette discussion a du être remise à plus tard.

Avant de séparer, la Chambre et le Sénat ont voté la loi sur le retraites ouvrières, les nouveaux tarifs des douanes et le budget pour 1910 qui s'élève au chiffre formidable de 4 milliards 185 millions. En quatre ans, de 1906 à 1910, les députés ont augmenté les dépenses et les impôts de 500 millions.

Le tribunal de Nancy a rejeté la demande de dommages et intérêts intentée par les instituteurs de Meurthe-et-Moselle contre Mgr Turinaz, et les a condamnés aux dépens.

Juin 1910 Les élections législatives du 24 avril et du 8 mai ont modifié considérablement le personnel de l'ancienne Chambre des Députés (...) mais la situation des partis n'a guère changé. L'opposition libérale et catholique, malgré des pertes sensibles, garde à peu près ses positions. (...) la composition de cette Chambre ne permet pas d'espérer qu'elle accordera la paix religieuse aux catholiques, bien que le pays ait montré qu'il était las de la politique de tracasseries et de persécutions.

La fête de Jeanne d'Arc a été célébrée par les catholiques avec un grand éclat. Dans un bon nombre de villes et de paroisses rurales, il y a eu pavoisement de drapeaux et, le soir, illuminations générales. Que la Vierge de Domrémy et d'Orléans protège notre pays !

Juillet 1910 (...) il ressort qu'il y a dans le pays et la Chambre une majorité pour la réforme électorale - pour la réforme administrative - pour le statut des fonctionnaires - pour la liberté d'enseignement - contre les monopoles de l'alcool et des assurances - contre l'impôt sur le revenu tel que la dernière Chambre l'avait voté.

Un sous-marin, "le Pluviose" a été coulé à Calais. Les 27 marins qui se trouvaient à bord du "Pluviose" ont été noyés.

Août 1910 Les efforts surhumains accomplis pour dégager des sables le sous-marin "le Pluviose", ont été couronnés de succès après 15 jours de travaux ininterrompus. On a pu retirer les corps des victimes (...)

Un train express a tamponné un omnibus à Villepreux (Seine et Oise). Les wagons ont pris feu. On compte une vingtaine de morts et une trentaine de blessés.

Mgr Grellier poursuivi par les instituteurs de la Mayenne (...) a été acquitté aux applaudissements du public.

L'enterrement d'un ouvrier blessé au cours d'une rixe entre agents et grévistes, a donné lieu à de violents troubles révolutionnaires à Paris. 40 agents de police ont été blessés.

Octobre 1910 Le Pèlerinage national à Lourdes amène 60.000 pèlerins au sanctuaire de la Vierge. de nombreuses et éclatantes guérisons se produisent, constatées par des médecins de toutes régions, venus en grand nombre pour se rendre compte de ces faits miraculeux.

De grandes fêtes religieuses ont été célébrées à Cluny, à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye bénédictine, et à Guingamp, en l'honneur de Notre-Dame de Bon Secours.

Le Préfet de la Manche a déclaré à une délégation des associations de pères de famille catholiques, que les instituteurs communaux ont la liberté de supprimer dans leurs écoles les livres condamnés par les évêques. Aux parents chrétiens d'exiger cette suppression.

Novembre 1910 Le sous-secrétaire d'Etat au ministère de la Guerre, M. Sarraut, dans un discours à Quiberon, a insulté gravement Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu'il a traité de "grand vagabond de Judée". Mgr Gouraud a relevé énergiquement cette injure aux croyances catholiques.

Le Convent maçonnique, la ligue de l'Enseignement laïque,le Congrès radical ont tenu leurs réunions annuelles. dans ces trois assemblées, on a décidé la continuation de la persécution contre les catholiques et les idées religieuses.

La Ligue patriotique des Françaises a, dans un superbe Congrès à Lourdes, montré tout le bien accompli par les membres de la Ligue, leur excellente organisation, leur zèle surnaturel leur grand esprit de foi et leur parfaite docilité au chef de l'Eglise.

Décembre 1910 Une grève générale des ouvriers et employés de chemins de fer éclate sur les réseaux du Nord et de l'Ouest-Etat. Elle s'étend partiellement sur les réseaux Paris-Lyon-Méditerranée, du Midi et de l'Est.
Le gouvernement prend des mesures rapides pour empêcher l'extension de la grève qui menace d'arrêter toute la vie industrielle et commerciale de la nation et cause de graves dommages à tout le monde. Il ordonne la mobilisation des ouvriers et employés de chemin de fer.
De nombreux actes de sabotage sont commis sur les voies de chemin de fer : des fils télégraphiques sont coupés, des aiguilles et signaux sont faussés; des rails sont déboulonnés et enlevés, au risque de provoquer de terribles accidents.
A Paris, plusieurs attentats à la dynamite se produisent.
En province, des bombes sont lancées contre des trains et on essaie de faire sauter des tunnels et des ponts.
Heureusement, la grande majorité des ouvriers et employés de chemins de fer refusent de faire grève, et celle-ci prend fin au bout de quelques jours.

M. Briand, président du Conseil des Ministres, (...) reconstitue un nouveau ministère dans lequel il fait entrer M. Lafferre, ancien grand-maître de la Franc-Maçonnerie. Ce ministère est accueilli avec une grande froideur dans le pays et soulève les justes protestations des catholiques et des patriotes.

Mars 1911 Contrairement  toute justice, la Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement du Tribunal de Reims, condamnant son Éminence le Cardinal Luçon, à cause de la lettre des Évêques, relative aux manuels scolaires. (...)

Les évêques du Sud-Est ont interdit à leurs diocésains l'achat et la lecture de plusieurs journaux impies et blasphématoires, publiés dans la région. Cette mesure a soulevé la colère de la presse anti-religieuse. (...)

M. Branly, l'inventeur de la télégraphie sans fil, professeur à l'institut catholique de Paris, a été élu membre de l'Académie des Sciences, malgré une campagne acharnée menée contre lui, à cause de ses opinions religieuses.

Les vignerons de la Champagne se plaignent vivement de la misère dont ils sont victimes. La Chambre vote un projet de loi qui semble leur donner satisfaction.

Avril 1911 A la Chambre des députés, la Commission de l'enseignement décide l'insertion (...) d'un amendement qui, sous prétexte de défendre l'école laïque, enlève aux pères de famille le droit de surveiller l'instruction et l'éducation de leurs enfants et d'empêcher que l'on attaque les croyances religieuses.
Les députés catholiques se préparent à combattre vigoureusement ce projet (...).

Le détournement de fonds commis par le liquidateur des Congrégations religieuses, M. Duez, s'élèvent à plus de six millions.

Un Congrès diocésain, à Paris, révèle les merveilles accomplies par la charité catholique.

Mai 1911 Une véritable révolution a éclaté dans la Marne et dans l'Aube. des milliers de vignerons, se croyant lésés dans leurs intérêts, se sont soulevés, ont incendié plusieurs grosses maisons de commerce, saccagé des vignobles entiers, et hissé le drapeau rouge. Les troupes mobilisées ont du charger les foules.

La Chambre de Commerce de Paris et le conseil municipal viennent d'émettre un avis défavorable à une Exposition universelle.

Le ministre de la Guerre vient d'adopter le type du nouvel uniforme qui va être expérimenté dans deux bataillons pour préparer la mise en service dans tous les corps de troupe.
La couleur est gris verdâtre clair.

Juin 1911 A la nouvelle du vote du Sénat, une véritable révolution éclate dans la Marne. Les vignerons saccagent et incendient plusieurs maisons. Le gouvernement envoie 15.000 soldats sur le théâtre de événements.

Les scandales pleuvent. Après ceux des Affaires Etrangères, un nouveau vient d'éclater. Il s'agit d'un trafic de décorations. Un autre est signalé dans la police.

Le premier mai a été l'occasion, à Paris, d'un important déploiement de troupes. Il n'y a eu cependant que quelques bagarres, au cours desquelles des agents de la police et des manifestants ont été blessés plus ou moins sérieusement.

A Orléans, les fêtes traditionnelles en l'honneur de Jeanne d'Arc se déroulent avec tout l'éclat que permet l'opposition sectaire du gouvernement au programme habituel.

L'accueil fait à la loi sur les retraites ouvrières est loin d'être enthousiaste. Les ouvriers demandent, ça et là, dans les meetings, que la retraite leur soit payée, au moyen d'un impôt, sans aucune participation de leur part, ce qui est le renversement de la loi votée.

Juillet 1911 Le départ des aviateurs pour la course Paris-Madrid , à Issy-les-Moulineaux, a été malheureusement marqué par une terrible catastrophe. Un aéroplane, en atterrissant brusquement, a tué M. Berteaux, ministre de la Guerre, et blessé M. Monis, président du Conseil. Quelques jours près, le général Goirand était désigné pour succéder, à la Guerre, à M. Berteaux.

Le lieutenant Beaumont triomphe dans la course Paris-Rome-Turin. Il arrive le premier à Rome. Le pape le bénit du haut des fenêtres du Vatican. Après lui, arrivent les aviateurs Garros, Frey et Vidart.

Les vignerons de l'Aube recommencent à manifester. Il y a collisions entre eux et la troupe. De nombreuses arrestations sont opérées. Le drapeau rouge est arboré en de nombreux endroits. Des inscriptions injurieuses et anti-patriotiques sont affichées presque partout.

Août 1911 Le scandale des liquidations s'ouvre devant la Cour d'Assises de la Seine. Le principal accusé, qui avait détourné près de quatre millions de francs au préjudice des liquidations  des Congrégations, est condamné à 12 ans de travaux forcés, à 100 francs d'amende et au remboursement des sommes escroquées envers les intéressés s'étant portés partie civile.

La première étape du Circuit européen d'aviation est attristée par trois morts : celle du lieutenant Princeteau, de Lamartin, et de Landron. Les autres étapes sont très brillantes. Onze aviateurs font la traversée de la Manche.

A la Chambre, le général Goiran, ministre de la Guerre, déclare qu'en cas de guerre, nous n'aurions pas de généralissime. A la suite d'une interpellation sur ce grave sujet, le ministère Monis, après trois mois et demi d'existence, est renversé. Il est remplacé par le Ministère Caillaux.

Septembre 1911 Des actes criminels de sabotage sur les lignes de chemins de fer sont signalés de plusieurs côtés. Un soldat et plusieurs syndicalistes révolutionnaires sont arrêtés.

Un congrès des cheminots se réunit et se passe au milieu du bruit et des injures. Pendant ce temps-là, à Montmarte et à Notre-Dame de Paris, les cheminots catholiques tiennent de splendides et très édifiantes assemblées.

MM. Maurice Barrès et Lavisse prononcent deux discours patriotiques sur l'Alsace-Lorraine, le premier à Noisseville, le second à Nouvion-en-Thièrache. Ils sont très applaudis.

Octobre 1911 Le pélerinage national à Notre-Dame de Lourdes est favorisé, comme d'habitude, par de nombreuses guérisons.

Le célèbre tableau de Léonard de Vinci, la "Joconde" disparait du Louvre. Les recherches restent infructueuses.

Partout des manifestatons contre "la vie chère".

L'aviateur Garros bat le record de l'altitude, en montant, à bord d'un monoplan, à une hauteur de 4250 mètres.

Aux grandes manoeuvres de l'Est, deux officiers aviateurs, le capitaine Camine et le lieutenant de Grailly, tombent avec leurs appareils et se tuent.

A Nice, l'effondrement d'un théâtre cause la mort de neuf personnes. Plusieurs blessés.

A la suite d'une conférence anarchiste qu'il fait à Aniche (Nord), on arrête Broutchoux, président du syndicat libertaire des mineurs.

Novembre 1911 Un aviateur militaire, l'ingénieur de Neuport, se tue aux manoeuvres, dans une chute d'aéroplane.

Une épouvantable catastrophe se produit en rade de Toulon. Après plusieurs explosions successives, le cuirassé "Liberté" saute et coule à pic. On compte plus de 200 morts et de nombreux blessés (...).

Un autobus tombe dans la Seine avec tous ses voyageurs. Un prêtre, l'abbé Richard, sauve la vie à sept personnes. Une médaille d'or lui est décernée.

Décembre 1911 A Meaux, on inaugure solennellement un monument à Bossuet. Aux fêtes, qui sont magnifiques, assistent une trentaine d'évêques.

A la suite d'une grave déclaration de M. Maissin, au sujet des poudres de nos navires de guerre, le gouvernement fait faire une enquête, et un gros débat a lieu à la Chambre des députés.

Janvier 1912 A la Chambre, ont lieu des interpellations sur l'affaires des poudres et l'explosion de la "Liberté". Les déclarations du Ministre de la Guerre donne une singulière idée des conditions qui président à la fabrication et à la fourniture des poudres à la guerre et à la marine.

Le pont de chemin de fer de Montreuil-Bellay s'effondre au passage d'un train, causant la mort d'une trentaine de voyageurs.

Février 1912 A la Chambre, discussion de l'accord franco-allemand. Cette discussion est ouverte par un magistral discours de M. de Mun.

Le capitaine français Lux, injustement condamné à six ans de forteresse pour espionnage, s'évade de la forteresse allemande de Glatz où il était interné. Arrivé à Paris, il est félicité par le chef d'état-major général et le ministre de la Guerre, auxquels il fait le récit de sa dramatique évasion.

Deux catastrophes de chemin de fer se produisent : la première en gare d'Austerlitz, où 53 voyageurs sont blessés; la seconde au Pont-des-Coquetiers, près Bondy, compte 9 morts et 23 blessés.

A la suite d'un incident soulevé devant la commission sénatoriale de l'accord franco-allemand (...) le cabinet donne sa démission. Un nouveau ministére lui succède avec M. Poincaré comme président du Conseil.

Mars 1912 Un congrès des Cercles catholiques d'ouvriers se tient à Paris, sous la présidence de M. de Mun. Il est clôturé par une superbe cérémonie religieuse à Montmartre. L'évêque d'Orléans y prononce un magnifique discours.

Du premier étage de la Tour Eiffeil, un inventeur, esayant un parachute destiné aux descentes d'aéroplanes, fait une chute terrible et se tue, l'appareil n'ayant pas fonctionné.

La lutte scolaire continue. dans plusieurs communes, les enfants refusent de se servir des manuels condamnés et sont exclus, contre tout droit, de l'école.

 

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