MORALE

Extraits de "Echo Paroissial de La Crèche, Breloux et Chavagné" - années 1909 à 1912


L'Argent - La crainte de Dieu - Ce que savait Jésus - Employons bien nos heures
Egalité, Fraternité - Alcoolisme et tuberculose - L'aumône - Fourvières - Un secret du bonheur - Guillaume II et les Evangiles - Aux mères de famille

L'ARGENT

IL NE SUFFIT PAS ...  (décembre 1909, article non signé)

... de dire : "je gagne de l'argent et je me moque du reste." Car, au jour de la mort, tout notre argent ne nous servira à rien, et fussions-nous millionnaires, nous n'emporterons pas un centime dans notre tombeau. Seul pourra nous être utile l'argent que nous aurons dépensé en bonnes œuvres.

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LA CRAINTE DE DIEU

PAROLE  DE  JULES   SIMON...  (décembre 1909)

"Une bonne éducation repose sur la morale et la morale repose sur Dieu ...Il faut que le   patron apporte l'idée de Dieu dans l'atelier, que le maître répète son nom chaque jour dans l'école, que le malade trouve son image à l'hôpital, le citoyen dans le forum et le prétoire, le soldat dans la caserne. Sur le champ de bataille, ce nom lui fera braver la mort... Avant tout l'éducation, et dans l'éducation, avant tout la crainte de Dieu !"

 

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 "C'est ce que savais Jésus" (texte de décembre 1909, signé V. HUGO.)

Quoique vous fassiez, le sort de la grande foule, de la multitude, de la majorité, sera toujours relativement pauvre, malheureux et triste.
Dans le lot du pauvre, dans le plateau des misères, jetez la certitude d'un avenir céleste, jetez l'aspiration au bonheur éternel, jetez le paradis, contre-poids magnifique! Vous rétablissez l'équilibre. la part du pauvre est aussi riche que la part du riche.
C'est ce que savait Jésus, qui en savait plus long que Voltaire.
Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple, pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance.
Donc, ensemencez les villages d'Evangiles.

V. HUGO

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PENDANT L'ANNEE 1910  (janvier 1910, non signé)
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Employons bien nos heures

Savez-vous combien d'heures nous seront données pendant cette nouvelle année, si Dieu nous fait la grâce d'en voir la fin ?
- Le calcul est des plus faciles : 8760 heures
N'y a-t-il pas là, même pour les plus pauvres, une grande richesse à tous points de vue ?
8760 heures de travail, de sacrifices, de dévouement, de mérites ! Et quelle folie ce serait de gaspiller ces heures dans des futilités! Et quel crime surtout ce serait de les employer au mal quand Dieu nous les avait données pour faire le bien!
Plus tard, quand, assagis par l'âge, les épreuves ou l'approche de la mort, nous reverrons par le souvenir, ces heures follement ou coupablement effeuillées sur le chemin de la vie, quels regrets amers elles nous apporteront !
(...)
Oui, l'heure du repentir sincère détruit, efface les heures coupables ou mal employées, mais cette heure du repentir, Dieu l'accordera t-il à ceux qui volontairement et opiniâtrement auront longtemps méprisé les heures les plus saintes et les plus précieuses : l'heure de la prière et de l'assistance à la messe - l'heure du travail - l'heure du sacrifice - l'heure du dévouement - l'heure de la résignation - l'heure de la confession annuelle - l'heure des Pâques, etc.?
Oh ! De grâce, employons bien toutes nos heures de l'année 1910, employons-les à servir Dieu et à remplir tous nos devoirs.

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EGALITE, FRATERNITE - 09/1911 (non signé)

Si vous voulez avant tout de l'égalité et de la fraternité, allez au chevet des malades et aux cimetières :
  Souffrances d'heureux et de malheureux sont semblables.
  Cendres des riches et cendres des pauvres se mêlent.

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LA RAGE la plus à craindre c'est L'ALCOOLISME (octobre 1911 - non signé)

Sou par sou, petit verre par petit verre, l'argent péniblement gagné disparaît, ne laissant que l'esprit abruti, l'intelligence éteinte, le corps miné.

 

ALCOOLISME  ET TUBERCULOSE (janvier 1912 - non signé)

Le fait est frappant dans certains centres et dans certaines villes industrielles, foyers d'alcoolisme où la mortalité par la tuberculose atteint une proportion terrifiante.
Dans le Rhône et la Seine, par exemple, la tuberculose, sur mille décès, en réclame pour sa part plus de 225, - plus du quart !
Encore, pour grandes qu'elles soient, les hécatombes tuberculeuses de l'alcoolisme ne sont-elles qu'une partie du mal.
L'alcool ne détruit pas seulement l'individu, il pervertit sa descendance. Des fils d'alcooliques, il ne fait pas seulement des épileptiques, des idiots, des arriérés : il fait aussi des candidats à la tuberculose.
Plus du tiers des enfants d'alcooliques meurent de tuberculose !

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L'INTELLIGENCE DE L'AUMONE (novembre 1911 - non signé)

Relever l'esprit du pauvre par la délicatesse des égards qu'on a pour lui;
Consoler son coeur par une sincère et cordiale compassion;
Elever son âme abattue jusqu'à la pensée de la Providence, jusqu'à la confiance en Dieu;
  C'est là l'intelligence de l'aumône.

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A Fourvières - Février 1912 - non signé

On a travaillé près de vingt-cinq ans à la construction de la magnifique basilique de Notre-Dame de Fourvières, à Lyon.
Or, pendant ces vingt-cinq années, put dire un jour M. Lucien Brun, président de la Commission, "notre chantier n'a connu d'autres luttes que celles de l'émulation - d'autres cris que ceux du travail, - d'autres grèves que celles du dimanche, - et nous n'avons conservé le souvenir ni d'une attitude coupable, ni d'une parole malsonnante."
    Ouvriers, en temps de grève, souvenez-vous de cet exemple d'un chantier catholique.

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UN SECRET DU BONHEUR - Janvier 1910 - non signé

EPOUX, VOULEZ-VOUS

Garder toujours, entre vous, l'amour légitime, que vous vous êtes juré devant les autels le jour de votre mariage ?
Faites la prière du soir en famille

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  L'Empereur d'Allemagne et les Livres Saints                  octobre 1910 - non signé

  Un haut fonctionnaire allemand racontait l'entretien qu'il avait eu récemment avec Guillaume II, empereur d'Allemagne. Au cours de cet entretien, l'empereur lui dit :

  " J'aime à lire et je lis souvent la Bible; je l'ai toujours près de mon lit ... je ne peux comprendre qu'il y ait tant de gens qui s'occupent si peu de la parole de Dieu. Quand il me faut agir ou penser, je me pose la question : Que dit la Bible dans la circonstance ?
(...)

* * *

Nous aussi, à l'exemple de ce grand personnage, lisons souvent l'Evangile; prenons ces enseignements comme règle de conduite.

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Aux Mères de Famille  (non signé  - mars 1912)

(...)
On a constaté que l'excessive pauvreté, la pauvreté dont on pâtit, frappe le plus grand nombre de foyers par la faute de la femme, de la mère de famille.

Incapacité, désordre dans le ménage, négligence à remplir ses devoirs vis-à-vis du père et des enfants, graves défauts de caractère - toutes ces causes, sans parler des vices qui, parfois, entraînent les femmes dans la dégradation, - agissent séparément ou ensemble, pour ruiner peu à peu le foyer, moralement et matériellement.

***

(...) commençons par nous convaincre que ce qui fait la prospérité d'un ménage, ce n'est pas toujours et avant tout le gain plus ou moins considérable que le père y apporte, la semaine achevée, c'est le profit que la mère sait tirer de cet argent, c'est l'économie, l'ordre, la bonne tenue qu'elle fait régner dans son intérieur, si petit soit-il.

***

Pour que l'ordre social soit bien établi, il faut que chaque citoyen reste à sa place et remplisse consciencieusement son rôle. De même, dans la famille, à chacun est attribué un devoir : au père, quand il a la santé, de nourrir les siens; aux enfants de respecter leurs parents et de leur obéir; à la mère, de tenir le ménage et d'y rendre les siens heureux par son dévouement et son travail.

(...)
Réfléchissez donc, mères de famille, et quand vous êtes tentées de gémir sur la gêne qui vous fait souffrir, demandez-vous si vous ne pouvez pas, vous-mêmes, améliorer votre sort.

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